jeudi 21 avril 2016

15e session : La Vengeance du Wombat vu par Gaenaria

Le narrateur de ces nouvelles semble se confondre avec l'auteur lui-même : il s'agit d'un auteur qui arpente la région du bush australien (située au Sud du pays) à la recherche de bonnes histoires à écrire et à raconter. Le pauvre homme se retrouve la plupart du temps dans des situations périlleuses, inextricables et dangereuses, que ce soit au contact d'animaux typiques (Wombat, Kangourou, Koala, serpents en tout genre), ou de personnages typiques (collectionneurs saugrenues, vendeur de grenade, éleveur de serpent, etc.). Et le lecteur savoure chacune de ces truculentes histoires en frémissant gentiment pour ce narrateur malchanceux, tout en étant persuadé que tout finira bien par s'arranger pour lui, de quelque manière que ce soit.

C'est sympathique. C'est dépaysant. C'est agréable entre deux lectures fleuves et on découvre un peu ce paysage et la culture particulière de l'Australie du Sud. Pourquoi pas comme lecture à la plage, ou quand on ne sait pas trop quoi lire de court et de plaisant, sans rechercher l'exceptionnel ou le coup de cœur. On sourit facilement face aux déboires de cet auteur qui se retrouve toujours dans les pires situations. On attend même chaque nouvelle comme une énième aventure désastreuse.
C'est un peu comme un apéritif : un moment agréable pendant lequel on picore de bons morceaux.

Ma note : *** (j'hésite entre ** et *** mais j'éprouve une franche sympathie pour le héros de l'histoire et ça se lit assez vite et bien, alors il a gagné ses trois étoiles !)

jeudi 7 avril 2016

15e session : les nouvelles !



Thème : Et voici le printemps, signe de changement ! Les abeilles butinent de fleurs en fleurs, quoi de mieux pour nous que de butiner d'histoire en histoire ? Les nouvelles sont donc à l'honneur pour cette 15e session de Caro-Lire !



Le lauréat :
http://www.babelio.com/livres/Cook-La-vengeance-du-wombat--Et-autres-histoires-du-bu/159379
Catégorie littérature générale : 
La Vengeance du wombat et autres histoires du bush, Kenneth Cook

"Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du geste enchaîné, je lui lançai le filet sur le corps. Il le déchiqueta en moins de deux secondes. [...] Comment étais-je censé m'y prendre à partir de là ? Je n'eus pas le temps de me décider. Le wombat s'approcha de moi en poussant un grognement meurtrier, avec la ferme intention d'anéantir tous les mythes sur le caractère inoffensif et herbivore des wombats."

Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, un rien de faiblesse, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr "en léger surpoids", embarqué dans d'incroyables aventures où la faune humaine et animale du bush joue le premier rôle.
Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombat vindicatifs, reptiles dérangés, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides, Aborigènes roublards : ils finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontée avec un art consommé du gag, dans toute leur improbable hilarité.


Les malheureux "perdants" :

Littérature générale :
13 à table !, Collectif

Science-Fiction :
Faux rêveur, Collectif
Contes de la Fée verte, Poppy Z. Brite

Fantasy :
Au fil du temps, Georges R. R. Martin

Polar-Horreur :
Crimes exemplaires, Max Aub
Danse macabre, Stephen King

Fantastique :
L'homme qui dessinait les chats, Michael Marshall Smith



Main innocente : 
Élise


Dépôt des critiques : avant le 30 juin

Bonne lecture à tous !

jeudi 17 mars 2016

14e session : Le Meurtre de la Saint-Valentin vu par Gaenaria

Je vous ferai grâce d'une énième version du synopsis de ce roman policier.
Je me limiterai à mon appréciation sur ce titre qui partait pour être un gentil petit roman policier aux ficelles déjà lues et relues, mais qui se laissait lire, pour finir par être un bon roman à lire. Comme quoi une fin peut changer un avis et fait parfois tout d'un livre. C'est le cas pour celui-ci. Le bon roman à mémère devient un roman policier sans prétention mais fort sympathique à savourer, comme une pure distraction bien menée et bien rodée.
Puisqu'on vous dit qu'il faut le lire… ^_^

Ma note : ***

lundi 29 février 2016

14e session - Le meurtre de la Saint-Valentin, par Nakiami

Auteur : Tom Savage
Éditeur : Albin Michel

Ce roman de Tom Savage a été sélectionné pour la dernière session de Caro-Lire, et de toute la sélection ce n'est pas celui que je souhaitais voir tiré au sort, loin de là... Publié en 1997, je m'attendais à une vieille histoire vaguement flippante, une vengeance amoureuse qui a mal vieilli. Et bien, figurez-vous que, contre toute attente, j'ai été plutôt séduite par Le meurtre de la Saint-Valentin.

Jill Talbot est une écrivaine de polars à succès, habitant un charmant appartement au cœur de Greenwich Village à New York, vivant une belle histoire d'amour avec Nate, un artiste passionné et follement amoureux d'elle, dont elle est enceinte. Mais ce bonheur se met à trembler peu à peu, lorsque Jill reçoit des lettres de menaces signées par un certain Valentin... Est-ce l’œuvre d'une personne qu'elle connait ou d'un fan dérangé ? Quoi qu'il en soit, Jill décide de ne pas se laisser abattre, prévient la police et engage un détective privé afin de faire la lumière sur toute cette affaire, avant le jour fatidique de la Saint-Valentin...

Le meurtre de la Saint-Valentin est un roman bien ficelé, qui se lit très facilement et très rapidement. D'autant plus rapidement que, sans être l'histoire du siècle, l'intrigue nous tient bien en haleine jusqu'à la fin, et il est difficile de reposer le livre une fois qu'on y plonge... Le mobile du meurtrier est dévoilée très tôt, mais malgré les nombreuses hypothèses plus ou moins justes que j'ai pu élaborer tout au long de la lecture, le mystère de son identité n'est finalement entièrement résolu qu'au dernier chapitre.

Alors oui, c'est une histoire qui a peut-être un peu vieilli, comparée aux polars à succès d'aujourd'hui, bien plus noirs et angoissants, mais ce roman de Tom Savage a tout pour nous faire passer un bon moment, et je remercie grandement mon club de lecture préféré pour sa découverte !

Ma note : ****


Et de trois, pensa-t-il. Trois d'abattues, il en reste encore une.
La voiture traversa la forêt et s'engagea sur un chemin de campagne pour rejoindre la route, roulant à vitesse modérée, paisible, pour éviter d'éveiller les soupçons. Au moment où elle se fondit dans la circulation, en direction de la ville, il chantonnait :
" My funny Valentine. "
Il pensa au dernier nom qui restait sur sa liste. Il cessa de chanter pour prononcer ce nom dans un souffle, à plusieurs reprises, puis ce souffle devint murmure, et le murmure un cri qui emplit la voiture, tinta dans ses oreilles, résonna à travers la nuit glaciale... 


PS : Vous remarquerez que ce roman rejoint tout à fait l'événement en cours Caro-Lire, puisqu'il se passe à New York ! Et ce n'est pourtant que pure coïncidence...

 

mercredi 27 janvier 2016

14e session - Bienvenue en 2016 !


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La voici, la voilà, vous l'attendiez tous,
bienvenue dans la toute première session Caro-Lire de l'année 2016 ! 








Thème : On a déjà beaucoup de retard sur le début de l'année, donc on attaque direct avec la Saint-Valentin ! Oui, on est comme ça, nous les Caroline ^_^
Le thème général est donc les histoires d'amour, mais on a voulu quand même éviter les histoires mielleuses d'amour toujours (qui peuvent être très belles, on l'admet, mais là ce n'est pas l'objectif) en cherchant des intrigues un peu plus originales, ou un peu décalées.


Le lauréat :
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Catégorie Polar-thriller : 
Le Meurtre de la Saint-Valentin, de Tom Savage

Jill Talbot est une femme comblée.
Auteur de polars à succès, elle a rencontré l'homme de sa vie, Nate, l'artiste peintre de qui elle attend un enfant. Son bonheur serait parfait si un inconnu ne la harcelait en lui envoyant des lettres de menaces et des cadeaux bien inquiétants. Qui donc est cet homme qui signe ses lettres et ses messages du prénom Valentin ? Veut-il seulement faire peur ou est-ce un dangereux psychopathe ? Bientôt traquée, épiée, menacée, Jill en perd le sommeil.
Surtout quand elle apprend la mort de ses trois meilleures amies de collège, toutes trois assassinées un jour de Saint-Valentin. Jour noir et fatal qui se rapproche. La fête des amoureux pourrait bien être la dernière qu'il lui reste à vivre. Cœurs trop sensibles, attention à ce Meurtre de la Saint-Valentin ! Oppressant, palpitant, insoutenable, il vous prend à la gorge et ne vous lâche plus. Encore un " Spécial suspense " qui va faire des ravages.


Les malheureux "perdants" :

Littérature générale :
Demain, j'arrête, de Gilles Legardinier
Ni d'Ève, ni d'Adam, d'Amélie Nothomb

Science-Fiction :
Le grand secret, de René Barjavel
La nuit des temps, de René Barjavel

Fantasy :
Fendragon, de Barbara Hambly
Enchantement, de Orson Scott Card

Polar-Thriller :
Emmène-moi, emmène-moi, de Joyce Carol Oates

Fantastique-Horreur :
La mécanique du coeur, de Mathias Malzieu
Cornes, de John Hill


Main innocente : 
Anaïs


Dépôt des critiques : avant le 31 mars

Bonne lecture à tous !

vendredi 15 janvier 2016

13e session - La Dame en blanc, par Nakiami

J'avais déjà entendu parler de W. Wilkie Collins, en grand bien, mais je n'avais jamais eu l'occasion de me plonger dans l'une de ses œuvres. Mais c'est sans compter sur notre super club de lecture, qui a bien fait de remédier à la situation !

Je ne reviendrai pas sur le synopsis, déjà bien décrit précédemment. J'ai adoré cette lecture, mais peut-être pas autant qu'Ellane et Gaenaria... J'ai eu en effet un peu de mal à entrer dans l'histoire. J'ai trouvé le début peu racoleur, et assez lent. Mais je vous conseille grandement de persévérer un tout petit peu si vous êtes dans le même cas que moi, car la suite est bien loin d'être décevante, au contraire !

C'est au final un vaste roman que nous offre là monsieur W. Wilkie Collins. À la fois histoire d'amour, d'amitié, intrigue familiale et politique, et portrait de la société anglaise du XIXe siècle, La dame en blanc a tout d'un grand roman haletant et plein de suspense, qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne. L'histoire est racontée par ses différents protagonistes, qui nous relatent chacun à leur tour les événements les concernant, ce qui pousse le lecteur à découvrir petit à petit les différents tenants et aboutissants de cette histoire, qui est loin d'être simple. Et je peux vous dire que, même si on assemble assez facilement toutes les pièces de ce puzzle, il manquera toujours un petit détail qui fera toute la lumière sur cette affaire. Suspense garanti !

Beaucoup disent de monsieur W. Wilkie Collins qu'il est le précurseur du thriller, et cette lecture, pourtant bien loin d'un thriller d'aujourd'hui, m'a totalement convaincue de cette affirmation. Un roman à découvrir absolument.

Ma note : ****

mardi 5 janvier 2016

13e session : La Dame en blanc par Gaenaria

J'aimais auparavant cet auteur : désormais je suis proche de la vénération ! Moi qui suis une inconditionnelle d'Hitchcock et compagnie, j'ai pris un réel plaisir, et je dirai même un plaisir certain à la lecture de ce pur chef d'œuvre (et je pèse mes mots). Ma première lecture terminée de 2016 et mon premier coup de cœur : l'année commence bien !!!

Je ne reviendrai pas sur l'histoire, que je n'aurai peut-être pas autant développée qu'Ellane histoire de laisser vraiment le plaisir d'une totale découverte de l'histoire.
Je serai pourtant plus catégorique qu'elle et beaucoup moins nuancé : j'ai adoré et mon jugement est définitivement miné par cet amour inconditionnelle de l'écriture merveilleuse de ce merveilleux auteur, de son art incroyable du thriller, de sa fabuleuse maîtrise du récit bien mené avec la bonne dose de tension et de romance comme il faut.
J'avais été enchantée par la lecture d'autres titres de cet auteur anglais contemporain de Dickens : Pierre de Lune, L'Hôtel hanté, Une belle canaille. Et l'on m'avait vanté ce roman que l'on disait bien supérieur à ces lectures déjà fort sympathiques. Ce n'est que trop vrai !

Il faut absolument lire ce chef d'œuvre incontournable de la littérature anglaise. La traduction de libretto me semble tout à fait honnête, puisque je me suis complètement délectée de cette lecture : l'écriture est un total bonheur, les mots s'enchaînent avec aisance et même lyrisme, on se plairait presque à le lire à haute voix rien que pour le plaisir des mots et de la langue à la musique si juste ! Quant à l'histoire, la quatrième ne ment pas : c'est bien les prémices du thriller parfaitement bien mené. On apprécie le début de l'histoire et surtout la scène saisissante entre la dame en blanc et le héros : la tension est vraiment à son comble et l'on sursaute presque avec ce jeune professeur de dessin qui, en pleine nuit, sur une route déserte baignée de brouillard londonien à souhait, se voit interpeller par une dame toute de blanc vêtue et qui semble perdue. On est entre le spectre anglais et la légende bretonne, en plein atmosphère étrange et surnaturelle des spirits qui ont contrebalancé l'univers mécanique et matérialiste de l'industrialisation anglaise. On lit à toute vitesse en retenant son souffle et on espère bien sûr davantage de tension. Puis on passe à la douce romance, qui taquine le tragique, pour enfin retomber dans le pur thriller où la fragilité féminine doit faire face aux machinations vénales d'un homme sans vergogne. L'on traverse les méandres de cette histoire complexe, non pas par la voix impersonnel d'un narrateur omniscient, mais par les voix des différents acteurs selon leur implication au moment de l'action. C'est d'ailleurs là tout le génie de l'auteur qui apporte à l'histoire une dimension beaucoup plus personnelle et crédible en donnant à chaque situation toute sa densité possible et la tension portée par celui-là ou celle-là même qui l'a vécue. On frémit au rythme du battement de cœur de Marian, de Walter et même des autres personnages parfois plus secondaires qui sont confrontés à la même histoire mais apportent chacun leur tour le grain de sable qui renforce l'édifice. Le lecteur est totalement impliqué, et sa main tremble comme celle qui écrit ces lignes et lui confie ses peurs, ses angoisses, à la lumière d'une chandelle qui vacille, alors que la plume gratte fébrilement. On épie, on attend au détour de la ligne la révélation qui fera basculer le tout dans l'horreur ou l'indicible. Hitchock lui-même ne pourrait le nier : c'est un grand maître du thriller angoissant qui nous livre ici ce roman incroyable.

À lire tout de suite, sans tarder !!! (quoi, vous n'en êtes pas encore au chapitre 2 alors que vous finissez de lire ces lignes ?)

Ma note : ***** et plus car grande affinité !