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jeudi 31 octobre 2013
5e session : le bilan
L'automne s'est installé doucement et l'hiver entrouvre sa porte, nous laissant goûter son vent frais dans un frisson.
Pour passer le cap parfois déprimant de cette demi-saison, nous avions proposé la lecture de ce roman poétique.
Quatre lectrices y ont répondu, et ont posté leur critique. Trois d'entre elles ont plutôt été charmées par l'écriture et l'histoire singulière de ce court roman français. Une dernière a modulé l'enthousiasme général pour y distiller quelques bémols et une sensibilité toute différente et bienvenue.
Comme je le disais en commentaire, la poésie c'est quitte ou double : il n'y a pas deux poids et deux mesures, on aime ou pas du tout. Et bien c'est un peu le cas de ce roman qui divise : d'une côté celles qui ont adoré, qui ont adhéré au rêve proposé par l'auteur, qui ont ressenti une certaine beauté dans son écriture et dans cet épisode romancé de la vie de Michel-Ange ; de l'autre celle qui n'a pas succombé et émet des réserves quant à la nécessité de telle ou telle relation, énumération, de cette approche si particulière et qui peut-être finalement nous égare.
En tous les cas, il fait parler, et c'est bien le but d'une lecture non ? Avec un peu de chance, cette discussion incitera d'autres à le lire…
La note moyenne de ce roman est : *****
Une très belle session en somme pour démarrer cette fin d'année approchante ! Merci à tous les participants.
P.S. : Si Tara souhaite ajouter sa critique, elle est la bienvenue. J'ajusterai ce bilan en fonction de ses remarques et de sa note ^_^
vendredi 4 octobre 2013
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, par Nakiami
Ce n'est jamais très risqué de se lancer dans un Goncourt des Lycéens, et je prends de plus en plus de plaisir à découvrir les différents ouvrages qui ont obtenu ce prix. En 2010, Mathias Enard était ainsi récompensé avec ce titre, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, qui trône depuis un moment déjà dans ma bibliothèque et que je n'avais encore pas eu l'occasion de lire. CaroLire me donne l'excuse parfaite pour enfin me lancer dans cette histoire.
On peut dire que cet ouvrage est un condensé d'originalité. L'histoire, pour commencer, relate une période de la vie du célèbre Michel-Ange, quelques années avant qu'il ne peigne ses chefs-d’œuvre de la chapelle Sixtine. Se sentant abandonné par le pape Jules II dont il doit réaliser le tombeau, Michel-Ange accepte de se rendre auprès du sultan Bajazet, à Istanbul, afin de construire un pont sur la Corne d'Or. Entre le travail même de l'artiste, débordant de génie et de passion, et sa découverte de ce pays si exotique et différent du sien, les chapitres vont nous plonger dans un doux rêve oriental dont on ne se réveillera qu'à la fin du livre. Car l'originalité de ce roman réside également dans sa construction en très courts chapitres, et dans la poésie qui s'en dégage crescendo jusqu'au point final.
Je n'ai aucune réserve concernant cet ouvrage, car même si on est dérouté par les premières minutes de lecture, l'envoûtement arrive suffisamment tôt pour nous happer et nous laisser avec un sentiment de douce mélancolie au moment de replacer ce chef-d’œuvre dans la bibliothèque... Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants est un véritable conte enchanteur, à lire, à découvrir, à savourer.
5 étoiles, sans hésiter !
dimanche 29 septembre 2013
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants vu par Gaenaria
Quelle lecture agréable ! On se laisse porter par l'écriture fine et poétique, on se laisse guider dans cet Orient légendaire, aux côtés d'un Michel-Ange avide de gloire et de fortune, grand artiste mais novice en amour.
Je ne reviendrai pas sur l'histoire, Ys l'a très bien résumée.
Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman onirique, et ma consœur m'a permis de le découvrir dans le cadre de cette session qui, je pense, va connaître un franc succès !
Il s'agit là d'un magnifique "conte", celui d'un épisode de la vie d'un grand artiste relégué au rang de légende, et propulsé dans un univers bien loin de sa patrie italienne : l'Orient, celui mythologique, gorgé lui aussi de légendes, celui dont on rêve, bien loin de notre réel belliqueux. L'artiste y est raconté par un narrateur omniscient, tandis qu'alternent des poèmes qui lui sont adressés et dans lesquels on y découvre l'homme blessé, fragile, celui qu'on connaît peu face au sculpteur génial qu'il fut.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, d'abord parce qu'il est toujours plaisant de lire un roman très bien écrit, où l'on sent que l'auteur manie avec grande finesse la langue, pour mieux faire passer des sensations, et parce qu'il est intéressant de voir son artiste antique préféré être le héros de sa propre histoire romancée.
Je le conseille, le recommande, le fourre dans vos mains et vous enjoins et presse de le lire !
Ma note : *****
Je ne reviendrai pas sur l'histoire, Ys l'a très bien résumée.
Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman onirique, et ma consœur m'a permis de le découvrir dans le cadre de cette session qui, je pense, va connaître un franc succès !
Il s'agit là d'un magnifique "conte", celui d'un épisode de la vie d'un grand artiste relégué au rang de légende, et propulsé dans un univers bien loin de sa patrie italienne : l'Orient, celui mythologique, gorgé lui aussi de légendes, celui dont on rêve, bien loin de notre réel belliqueux. L'artiste y est raconté par un narrateur omniscient, tandis qu'alternent des poèmes qui lui sont adressés et dans lesquels on y découvre l'homme blessé, fragile, celui qu'on connaît peu face au sculpteur génial qu'il fut.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, d'abord parce qu'il est toujours plaisant de lire un roman très bien écrit, où l'on sent que l'auteur manie avec grande finesse la langue, pour mieux faire passer des sensations, et parce qu'il est intéressant de voir son artiste antique préféré être le héros de sa propre histoire romancée.
Je le conseille, le recommande, le fourre dans vos mains et vous enjoins et presse de le lire !
Ma note : *****
jeudi 5 septembre 2013
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants - par Ys
" Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur
désespoir par la colère, leur peur dans l'amour ; au vide, ils répondent
en construisant des châteaux et des temples. Ils s'accrochent à des
récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait
sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage.
" On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété.
Parle-leur de tout cela, et ils t'aimeront ; ils feront de toi l'égal d'un dieu.
" Mais toi tu sauras, puisque tu es ici tout contre moi, toi le Franc malodorant que le hasard a amené sous mes mains, tu sauras que tout cela n'est qu'un voile parfumé cachant l'éternelle douleur de la nuit."
Mai 1506 : Michel-Ange, déjà connu mais pas encore consacré, embarque vers Constantinople. Pour Bajazet, il doit créer les plans d'un pont sur la Corne d'Or. Mais l'inspiration tarde à venir, alors que se déploient pour lui les séductions de la ville païenne.
Trois voix s'entrelacent. Celle de l'artiste taciturne, pénétré de son propre génie mais rongé de doutes, et qui craint plus que tout de perdre ici son âme. Celle du poète débauché et amoureux, qui le guide à travers rues et tavernes. Celle de l'esclave musicien, au sexe indéfinissable, qui de nuit en nuit lui parle de légendes, de son pays, et de ses propres angoisses.
Dans une langue riche et belle, une langue de conteur et de poète, Mathias Enard offre ici un fascinant voyage dans le temps et l'espace, vers l'Orient raffiné, fantasmagorique, de la Renaissance.
J'avais découvert ce roman avec un infini plaisir, au moment de sa parution, il m'a laissé une impression durable, comme un rêve précieux, tourmenté, tout d'ombres et de lumière, et reprendre ma critique pour cette nouvelle session de Carolire me donne très envie de m'y replonger.
Une note ? J'avais donné 4 étoiles, à l'époque, mais rétrospectivement j'ai bien envie d'en ajouter une cinquième !
" On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété.
Parle-leur de tout cela, et ils t'aimeront ; ils feront de toi l'égal d'un dieu.
" Mais toi tu sauras, puisque tu es ici tout contre moi, toi le Franc malodorant que le hasard a amené sous mes mains, tu sauras que tout cela n'est qu'un voile parfumé cachant l'éternelle douleur de la nuit."
*
Mai 1506 : Michel-Ange, déjà connu mais pas encore consacré, embarque vers Constantinople. Pour Bajazet, il doit créer les plans d'un pont sur la Corne d'Or. Mais l'inspiration tarde à venir, alors que se déploient pour lui les séductions de la ville païenne.
Trois voix s'entrelacent. Celle de l'artiste taciturne, pénétré de son propre génie mais rongé de doutes, et qui craint plus que tout de perdre ici son âme. Celle du poète débauché et amoureux, qui le guide à travers rues et tavernes. Celle de l'esclave musicien, au sexe indéfinissable, qui de nuit en nuit lui parle de légendes, de son pays, et de ses propres angoisses.
Dans une langue riche et belle, une langue de conteur et de poète, Mathias Enard offre ici un fascinant voyage dans le temps et l'espace, vers l'Orient raffiné, fantasmagorique, de la Renaissance.
J'avais découvert ce roman avec un infini plaisir, au moment de sa parution, il m'a laissé une impression durable, comme un rêve précieux, tourmenté, tout d'ombres et de lumière, et reprendre ma critique pour cette nouvelle session de Carolire me donne très envie de m'y replonger.
Une note ? J'avais donné 4 étoiles, à l'époque, mais rétrospectivement j'ai bien envie d'en ajouter une cinquième !
dimanche 1 septembre 2013
5e session - septembre / novembre 2013
Thème : les rattrapages
Les malheureux perdants des précédentes sessions auront ici une seconde chance d'apparaître sur nos listes de livres à lire !
Le lauréat, catégorie Littérature générale :
Les malheureux "perdants" :
Main innocente :
Dépôt des critiques : avant le 1er novembre
Bonne lecture !!!
Les malheureux perdants des précédentes sessions auront ici une seconde chance d'apparaître sur nos listes de livres à lire !
Le lauréat, catégorie Littérature générale :
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à
Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine
pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à
l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur
la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la
commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de
l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse
avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.
En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu'il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l'édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l'invitation du sultan Bajazet qui lui propose- après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci, - de concevoir un pont sur la Corne d'Or ?
Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s'empare d'un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.
En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu'il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l'édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l'invitation du sultan Bajazet qui lui propose- après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci, - de concevoir un pont sur la Corne d'Or ?
Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s'empare d'un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.
Les malheureux "perdants" :
Littérature générale
Le Cavalier suédois, de Leo Perutz
Science-Fiction
La nuit des temps, de René Barjavel ; Taux Zéro, de Poul Anderson
Fantasy
Un visage pour l'éternité, de C.S. Lewis ; Ki et Vandien (Intégrale), de Megan Lindholm
Polar-Thriller
La vérité sur l'affaire Harry Québert, de Joël Dicker ;
L'Assassinat du Père Noël, de Pierre Véry
L'Assassinat du Père Noël, de Pierre Véry
Fantastique-horreur
Âmes perdues, de Poppy Z. Brite ; Le Cirque des rêves, d'Erin Morgenstern
Main innocente :
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| Excel |
Bonne lecture !!!



