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jeudi 2 octobre 2014

9e session : le bilan

C'est sur une note plutôt maussade que se termine cette 9e session de CaroLire, consacrée à la BD. C'est à croire que les lauréats ne correspondaient pas à l'humeur littéraire du moment. Petit bilan quand même, ce sera rapide...

Annie Sullivan & Helen Keller

Seul lauréat à avoir eu sa critique par Nakiami, qui a trouvé cette histoire très intéressante et émouvante, malgré des graphismes pas vraiment engageants au début.

Note de Nakiami : ****


Ikkyu

Malheureusement les 6 tomes d'Ikkyu n'ont pas réellement trouvé preneur cette fois-ci, par manque d'envie, de temps et de disponibilité en librairie...
Gaenaria y a vaguement jeté un coup d'œil mais le format du livre étant trop grand, il était difficile de poursuivre la lecture en dehors qu'à la maison. L'envie n'y aidant pas, elle a abandonné le tome 1 en cours de route.

Peut-être poursuivra-t-elle l'aventure plus tard ?






Nous notons tout de même avec plaisir le succès des non-gagnants, notamment Sailor Twain, chroniqué par Tara pour cette session, et d'ores et déjà dans nos réservations à la bibliothèque ! Ainsi que la superbe liste fournie par Niluge, dont certains titres ont également été réservés et seront bientôt lus.

Une session très mitigée donc, dans laquelle les vaincus ont eu plus de succès que les vainqueurs, mais tant qu'on passe un bon moment, c'est l'essentiel, non ? ^_^


jeudi 25 septembre 2014

Sailor Twain par Taraxacum

Parfois, on aime bien faire son boutentrain, et on préfère lire les livres perdants que les sélectionnés. Du coup, la session n'en est que plus enrichie.
Voici cette fois l'avis de Tara sur cette BD (proposée par Nakiami) :

D'étranges êtres peuplent l'Hudson. C'est en tout cas ce que le capitaine d'un vapeur doit admettre en y repêchant une sirène, blessée d'un terrible coup de harpon à la queue. Il fait un pacte avec elle: il la soignera et la cachera jusqu'à ce qu'elle soit en état de replonger,mais jamais, jamais elle ne doit lui faire entendre son chant. Le marché conclu, on se laisse peu à peu happer par la vie à bord du vapeur, qui semble toujours si répétitive alors que la bateau monte et descend le fleuve, mais n'est en fait que l'eau qui dort. Les passagers vont et viennent mais l'équipage est toujours là et il semble qu'il se passe d'étranges choses à bord. Quid du comportement de Lafayette, le propriétaire? Est-ce simplement un cavaleur amateur de jupons ou est-ce plus compliqué? Et qu'est devenu son frère, le fondateur de la compagnie, mystérieusement disparu? Lafayette semble persuadé qu'il est vivant, mais alors pourquoi ne quitte il jamais le fleuve pour le chercher? Et ce mécanicien sourd est louche aussi...
La première chose qui frappe en ouvrant cet album est le trait: tout en noir et blanc, très doux et expressif, il convient parfaitement à l'ambiance onirique et se marie parfaitement avec le récit. Le récit en lui même est riche et nuancé, avec un scénario que j'ai trouvé très bien pensé. Un petit mot quand même sur la sirène: c'est une figure mythologique que je trouve parfois un peu sexiste, la vilaine femelle séduisant les pauvres mâles sans défense et les menant à leur perte sans qu'on comprenne trop ce que ça lui apporte, ça va cinq minutes mais franchement, ça manque complètement d'originalité depuis Homère et ça vire parfois au cliché. Ici, cet écueil est évité: la sirène a ses propres motivations, qu'on découvre petit à petit, et d'autres personnages féminins intéressants émaillent le récit. Un en particulier, mais ce serait vous gâcher une révélation qui n'arrive pas tout de suite d'en dire plus. J'ai trouvé ça particulièrement intéressant après avoir lu juste avant une autre bande-dessinée qui tombait je trouve dans le cliché sexiste à pieds joints. Comme quoi, il est possible de conter des histoires avec des sujets qui pourraient mal tourner, si c'est fait intelligement.
Je l'ai lu et relu avec plaisir et maintenant qu'il faut que je le rende à la bibliothèque, je vais vous avouer un truc: j'ai très envie d'aller l'acheter!
Une délicieuse découverte que je recommande chaudement.

Merci Tara, j'espère que ma bibliothèque l'a aussi ! ^_^

mercredi 24 septembre 2014

Annie Sullivan & Helen Keller, par Nakiami

Annie Sullivan & Helen Keller est une bande dessinée nous relatant l'histoire vraie de ces deux femmes.

Fin du XIXe siècle. Annie Sullivan, fille d'immigrés irlandais vivant dans le Massachussets, perd pratiquement la vue à 5 ans. Après une enfance très dure et perturbée, orpheline livrée à elle-même après la mort de son jeune frère dans un hospice aux mœurs douteuses, Annie décide de prendre son destin en main et plaide sa cause auprès d'un représentant de l'État, afin d'intégrer l'Institut Perkins pour les aveugles. C'est à 14 ans que, dépourvue de toute éducation et de savoir vivre, Annie intègre la célèbre école dont elle ressortira diplômée 6 ans plus tard. 

Helen Keller, quant à elle, est une enfant sourde et aveugle depuis sa plus tendre enfance, des suites d'une maladie. Ses parents ayant épuisé leurs ressources auprès de multiples médecins décident de faire appel à l'Institut Perkins pour les aveugles, dernier recours pour inculquer un semblant de vie et de joie dans le quotidien de leur fille de 8 ans. C'est ainsi qu'Annie Sullivan fait la connaissance d'Helen Keller, dont elle devient la perceptrice dans un premier temps, puis l'amie la plus chère.

Le caractère d'Annie, forgé par ses jeunes années dures et solitaires, et l'incroyable volonté d'apprendre d'Helen sont le fondement de l'histoire qui nous est ici racontée par Joseph Lambert. Nous suivons page à page l'évolution d'Helen dans sa compréhension du monde qui l'entoure, un monde qu'elle ne peut se représenter ni par la vue, ni par l'ouïe, et qui pourtant va envahir son esprit de toute sa complexité, sa splendeur et ses couleurs. Une histoire vraiment émouvante qui mérite d'être lue, pour sa véracité et pour la belle leçon de vie qu'elle nous apporte.

J'ai eu un peu de mal à m'habituer aux graphismes de cette bande dessinée, mais je trouve tout de même que l'illustrateur parvient parfaitement à représenter le manque : l'absence de la vue, de l'ouïe, mais également la solitude, la colère, ressortent parfaitement.

Au final, une lecture très intéressante, émouvante, relatant l'histoire de deux personnes admirables qui ont marqué le monde de la recherche pour les aveugles, les sourds et malentendants.

   

jeudi 10 juillet 2014

9e session : bandes dessinées et mangas

En ce début de juillet bien peu ensoleillé, voici que commence notre session de l'été ! Bandes dessinées et mangas sont au programme, histoire de varier un peu les plaisirs. Vite lu ? Que nenni mes amis, puisque comme nous partons toutes et tous en vacances (enfin nous oui, et nous espérons que vous aussi), notre main innocente a sélectionné deux vainqueurs pour cette session !

Avant de vous dévoiler participants et lauréats, une petite précision sur cette sélection, puisque Gaenaria a laissé sa place à l'ami Jérôme, alias Niluge, pour réaliser ses choix. Sieur Niluge s'y connaît certes bien plus que nous et ses propositions sont bien alléchantes. Merci à lui pour sa participation exceptionnelle. Malheureusement la main innocente, en la personne de la charmante et très jeune Louise, n'a sélectionné aucun des titres proposés par Niluge, mais nous ne doutons pas, vu  leur qualité, qu'ils trouveront preneurs très rapidement...

Nous vous avons suffisamment fait attendre, voici donc les deux lauréats de la 9e session CaroLire !


Annie Sullivan & Helen Keller, de Joseph Lambert

Née en 1880 dans l’Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l’âge de dix-neuf mois, probablement des suites d’une méningite. Elle devient alors incapable de communiquer avec son entourage, si ce n’est avec quelques gestes maladroits. Sa vie va être bouleversée à l’âge de six ans quand ses parents engagent Annie Sullivan comme gouvernante. Annie Sullivan, alors âgée de 20 ans, vient de finir ses études à l’Institut pour aveugles Perkins. Elle-même mal voyante, elle a appris à enseigner la langue des signes dans cette institution précurseur. Elle va prendre en charge l’éducation de Helen Keller, et au fil des mois elle va réussir non seulement à établir un contact avec l’enfant, mais à lui apprendre le langage des signes, puis l’écriture. Les deux femmes resteront amie à vie.

Helen Keller deviendra une figure de la société américaine, écrivain féministe, elle mènera également un combat politique, sera membre du parti socialiste américain et créera une fondation. Complémentaire des livres ou films existant à propos d’Helen Keller, cette bande dessinée est centrée sur l’histoire de cette extraordinaire rencontre et sur les nombreux obstacles contre lesquels va buter Annie Sullivan dans une famille très conservatrice du Sud des États-Unis. Une incroyable leçon d’humanité, magnifiquement dessinée par Joseph Lambert.


Ikkyu, de Isashi Sakagushi (6 tomes)

Ikkyu est un célèbre bonze japonais qui vécu au XVe siècle. Fils illégitime de l'Empereur Gokomatsu, il va d'abord renier son rang puis mettre son enseignement en question avant de trouver la sagesse par lui-même. Pour cela il va parcourir le monde, et marquer de son empreinte toutes les écoles bouddhistes du Japon. Puis, retiré loin des monastères et des palais, il attendra sereinement la mort. Son esprit libre et ses préceptes vont profondément marquer le bouddhisme japonais pendant plusieurs siècles. 

Ikkyu est le dernier ouvrage d'Hisashi Sakaguchi, maître de la bande dessinée qui s'est éteint quelques mois après la mort de son héros de papier. C'est une joie que de redécouvrir les aventures d' Ikkyu en grand format dans la prestigieuse collection Intégra qui valorise ainsi à un juste degré l'un des meilleurs manga.



Le hasard fait bien les choses, et nous avons équitablement une bande dessinée et un manga à découvrir ! Et voici à présent la liste des malheureux "perdants".


Propositions de Jérôme

Universal War 1. Série en 6 Tomes de Denis Bajram.

Entre Saturne et Jupiter, au cœur des jeunes États les plus prospères de la Fédération des Terres Unies, la troisième flotte de l'United Earthes Force veillait inlassablement sur le périphérie du système solaire. elle assurait par son gigantisme un incroyable sentiment de sécurité à ses habitants.
Mais le MUR est apparu. Si grand, si sombre. Insondable.

Le scénario est vraiment bien conçu, il se laisse vraiment découvrir pendant les 6 tomes. Ok, certaines ficelles on déjà été utilisée en SF, mais je sais pas…. il m’a bien tenu en haleine. Le tout accompagné de très beau dessins. Si vous avez une envie de SF, foncez !


Wisher : Série en 4 Tomes de Sébastien Latour / Giulo Devia.

Un jeune homme, beau gosse, dragueur et un peu escroc, se retrouve mêlé à une sorte de bataille dans le Londre contemporain entre des étranges hommes au chapeau melon et tout un peuple caché…

Bon ça m’a rappelé un peu Neverwhere, mais juste dans l’idée d’un second Londres un peu caché et magique. Mythe se mélange au monde réel et c’est très sympa. Rythmé et drôle.



Le singe de Hartlepool de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau en
1 tome
En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi.

Un peu suréaliste mais très… plausible, humain. Le dessin n’est pas classique mais créé un style vraiment sympa. L’histoire est loufoque, parfois triste mais souvent drôle.


Le Jardin d'Hiver de Dillies & La Padula en 1 tome
Sam est barman dans une grande ville. On va suivre son histoire de mec un peu paumé, jonglant entre rencontres et galères.

J’avais un peu peur au début du dessin, mais au final il est parfait, avec les couleurs, il donne une atmosphère vraiment très poétique. Parfois doux, parfois brut. Et l’histoire est tendre, drôle et touchante. Au final on ne fait que suivre un petit bout de vie. Les personnages sont sympathiques. Vi, j’ai bien aimé ^^



Autres propositions non retenues

Sailor Twain, de Mark Siegel en 1 tome

Fin du XIXe siècle, Elijah Twain est le capitaine du Lorelei, un bateau à vapeur qui navigue sur l'Hudson, dans l'État de New York. Quand il trouve sur le pont une sirène blessée, il la recueille secrètement, la soigne et tombe peu à peu sous son charme. Parce qu'il veut en savoir plus sur cette créature, Twain se retrouve au cœur d'un drame dont aucun occupant du bateau ne sortira indemne. Car nul ne peut côtoyer une sirène sans en payer un jour le prix. 

Un récit dans la tradition du roman américain du XIXe siècle, qui mêle drame, mystère, sentiments et suspense.


Souvenirs de l'empire de l'atome, d'Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen, en 1 tome

1953 : La Terre est entrée dans l'âge de l'atome, mais un homme s'interroge sur la civilisation qui l'entoure. Cet homme, c'est Paul - un écrivain de science-fiction qui depuis son enfance vit en contact télépathique avec le héros d'une épopée galactique située dans un lointain futur.

Le cas de Paul devient célèbre à la suite d'un article. Gibbon Zelbub, consultant bien connu du Pentagone et de l'industrie américaine, commence alors à s'intéresser à lui. Dans un laboratoire du Vermont, Paul va subir une expérience hypnotique qui lui fera commettre l'irréparable et briser l'honneur de son ami Zarth Arn, le plus grand chef militaire de l'histoire des étoiles...


Les fils de la terre, de Môri Jinpachi et Hataji Hideaki, en 3 tomes

Shuntaro Natsume, un jeune membre du ministère Japonais de la Culture et de l'Éducation, se voit confier par le Premier ministre en personne une très lourde mission : celle de redresser l'agriculture de son pays, en trouvant le moyen de pousser chaque année quinze mille nouveaux jeunes vers les métiers de la terre. Afin de remplir cet objectif, il est affecté comme professeur dans un petit lycée agricole Perdu au fin fond des montagnes. Là, il va apprendre à connaître le milieu rural et surtout... les difficultés auxquelles les agriculteurs, tout comme les jeunes qui veulent continuer à vivre dans les campagnes, sont quotidiennement confrontés. Au Japon, comme France, les populations désirent maintenant revenir vers une alimentation naturelle tout en protégeant leur environnement. Mais les nouveaux défis énergétiques et le choix d'une agriculture plus " bio " ne seront réalisables qu'en créant des millions d'emplois dans les métiers de la nature et de l'agriculture. Et cela dans des délais rapides. La génération manges va donc être celle par qui tous les changements concrets et radicaux de notre Société se concrétisent, dans les années à venir. Il était donc normal que des héros comme ceux que l'on découvre dans Les fils de la Terre soient proposés à des jeunes plutôt habitués à des personnages de fiction finalement assez éloignés des défis réels qu'eux-mêmes vont devoir relever dans un avenir très proche. 


Et voilà, une sélection très éclectique, comme vous avez pu le constater ! Et oui, il en faut pour tous les goûts...


Main innocente
Louise

Dépôt des critiques : avant le 30 septembre

Bonne lecture !