Bon, je ne vais pas vous refaire le pitch, ni même ajouter la même couverture que mes prédécesseuses.
Pleine de préjugés avant même de l'avoir lu, je m'attendais à me moquer à chaque coin de page d'une bouse emplie de patriotisme à en vomir et de Terre sauvée à coup de bombe A. Mais ma lecture en a été un peu épargnée et j'ai finalement enchaînée les pages.
Contrairement à Nakiami, j'ai préféré la seconde partie, où l'action est plus soutenue je trouve et où elle démarre réellement.
Je suis d'accord avec elle et avec Tara, une petite fin où les héros seraient morts, ou pas loin de l'être aurait pu relever la lecture et, pourquoi pas, la classer dans l'originale. Il n'en est rien, il n'y a aucune surprise dans ce roman. Pour ceux qui aiment les romans ou les films catastrophes, on est en terrain connu. Pour les autres, passez votre chemin.
Ma note : **
lundi 24 mars 2014
lundi 10 mars 2014
Impact, par Nakiami
Pour cette nouvelle session de CaroLire, me voici plongée dans un genre littéraire que je connais très peu avec ce le thriller scientifique de Douglas Preston : Impact.
Alors qu'Abby photographie le ciel avec son tout nouveau télescope, un météore s'écrase sur une petite île au large de chez elle. Curieuse, intelligente et passionnée, Abby comprend rapidement qu'elle peut gagner beaucoup de la découverte du "caillou", et part à sa recherche... Pendant ce temps, Wyman Ford, ex agent de la CIA, est envoyé au Cambodge afin d'enquêter sur une mine de pierres précieuses radioactives et très dangereuses.
Après une première partie qui peine un peu à se mettre en place, on finit rapidement par comprendre le lien qui unit ces deux histoires et l'intrigue prend tout son intérêt. Entre courses poursuites, trahisons, meurtres, complots et invasion extraterrestre, ce roman de Douglas Preston est une lecture agréable, distrayante, mais certes pas mémorable. Disons que si j'avais dû arrêter au milieu et ne jamais connaître la fin, ça ne m'aurait pas manqué...
Un roman qui se lit vite, qui s'apprécie, mais qui s'oublie tout aussi vite.
Ma note : ***
mercredi 26 février 2014
Impact, par Tara
En règle générale, Impact n'est pas du tout le genre de livres qui m'attire. Quelque soit les circonvolutions de l'intrigue, j'ai tendance à trouver ce type de thriller un brin science-fictionnesque trop prévisible et les personnages trop monolithiques. Le jour où l'un d'entre eux se finira en guerre atomique/morts de tous les gentils héros/pandémie d'Ebola sans sauvetage de dernière minute par le viril agent de la CIA, ce jour-là, je serais surprise et tirerais mon chapeau.
Ceci dit, il y a longtemps, très longtemps, que je n'avais pas lu ce genre, et l'occasion proposée par Caro-lire...ma foi, les défis c'est aussi pour découvrir des lectures improbables pour nos habitudes, non? Et puis il y avait trop longtemps que je n'avais pas lu un bouquin proposé ici!
Sur une histoire de très étrange météorite au comportement/à la composition/à l'origine fort suspicieux, l'auteur nous présente un thriller mi-science-fiction, mi-espionnage, dont les personnages principaux sont un ex-agent de la CIA et une jeune afro-américaine s'étant fait virer de l'université. Au passage, il faudra m'expliquer pourquoi c'est toujours ce genre de personnages un peu en marge qui trouve les solutions dans ce genre de bouquins: pourquoi pas un astronome employé dans une institution ayant pignon sur rue? Pourquoi un ex-employé de la CIA et pas un actuel, ils sont tous manchots? Si le monde était réellement régulièrement sauvé par des serveuses et des gâchettes free-lance, je ne suis pas sûre que je trouverais cela rassurant.
Ceci, donc, c'est plutôt convenu. Ensuite, je dois reconnaître qu'il y a bien, effectivement, plus d'idées originales que je ne l'aurais cru dans mon vilain parti pris: la résolution de l'histoire, par exemple,la nature exacte de la menace... l'écriture est très fluide et permet au lecteur de dévorer le tout sans trop se fatiguer. Dévorer, car oui, le suspense prend finalement et on tourne les pages, curieux de voir comment ils se sortiront de ce bazar.
Cela ne m'a pas forcément réconciliée avec le genre au point d'en dévorer deux dans ce style par semaine, mais j'ai néanmoins apprécié cette lecture et fini par me laisser convaincre...
Ma note : ***
jeudi 16 janvier 2014
Blog ami
Notre Boutentrain de la Lecture se lance en ce début d'année dans un marathon Stephen King. N'hésitez pas à aller découvrir son blog et à participer à son thème de lecture ! Il suffit de cliquer sur sa bannière ci-dessus...
mercredi 15 janvier 2014
7e session : c'est parti pour 2014 !
Thème : catastrophes naturelles, conditions extrêmes, fin du monde
Le lauréat, catégorie polar-thriller :
Les malheureux "perdants" :
Dépôt des critiques : 31 mars
Bonne lecture à tous !
Le lauréat, catégorie polar-thriller :
Ce qui semble être un météore venu du fin fond de l'espace s'abat au large des côtes du Maine... Parmi les rares témoins, Abbey, une jeune astronome amateur. Peu de temps après, Wyman Ford, ex-agent de la CIA, est chargé par le Pentagone d'une mission secrète. Au Cambodge, il doit faire la lumière sur l'apparition subite de pierres précieuses radioactives d'origine inconnue, qui attisent toutes les convoitises. Bientôt, deux scientifiques ayant fait le lien entre les deux événements sont assassinés. Quand Ford met la main sur le disque dur de l'un d'eux, qui avait disparu, et prend connaissance d'images satellites de la Nasa, il commence à comprendre... Ce n'est pas un météore qui s'est abattu, mais un puissant rayon gamma, tiré depuis Mars, qui a transpercé la Terre de part en part. Intuition confirmée quand un second rayon, plus puissant encore que le premier, atteint la Lune. Une course contre la montre s'engage pour Abbey et Ford : il leur faut convaincre le gouvernement d'une menace imminente et envoyer un message de paix à la mystérieuse entité extraterrestre, tout en évitant le tueur lancé à leur trousse par un islamiste bien décidé à profiter de cette menace pour faire régner la terreur...
Les malheureux "perdants" :
Littérature générale :
Ouragan, de Laurent Gaudé ; Ouragan, de Laurent Gaudé
Science-Fiction :
La horde du contrevent, d'Alain Damasio ; Ravages, de René Barjavel
Fantasy :
De bons présages, de Terry Pratchett & Neil Gaiman ;
De bons présages, de Terry Pratchett & Neil Gaiman
Polar-Thriller :
Sombre lagune, de Valérie Bettencourt
Fantastique-horreur :
Sombre lagune, de Valérie Bettencourt ; Nation, de Terry Pratchett
Vous aurez sûrement remarqué que certains titres sont en doubles, dans des catégories différentes ? C'est que les Caroline cherchent chacune de leur côté sans se concerter, et pour cette fois ont eu les mêmes trouvailles ! Et aucun ouvrage n'est cantonné à un seul registre. Le lauréat aurait d'ailleurs tout à fait sa place dans la catégorie "Fantastique" !
Main innocente :
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| Alix |
Dépôt des critiques : 31 mars
mercredi 8 janvier 2014
6e session : le bilan
La nouvelle année à peine commencée, me voici en train de faire le bilan de la dernière session de l'an passé. Et oui, le temps file à une vitesse !
Cette dernière session de CaroLire pour l'année 2013 était consacrée à un polar d'un auteur que j'apprécie beaucoup, mais qui ne m'avait pas convaincue plus que cela avec ce roman noir. Et ce n'est rien de le dire pour mes compatriotes qui ont joué le jeu et lu ce court roman de 200 pages environ. Ils ont carrément été déçus et se sont ennuyés, excepté Ellane qui, seule contre l'adversité, a récompensé Le Manoir des immortelles de 4,5 étoiles.
Bref, l'année ne s'est pas terminée en beauté mais plutôt sur une note assez mitigée.
Pour résumer, il s'agit là d'un polar sans prétention qui nous expose une enquête sans surprises avec des personnages qui manquent un peu d'épaisseur pour pouvoir sauver l'histoire. L'intrigue elle-même est pas mal mais ne casse pas trois pattes à un canard boiteux. Ce sont donc 200 pages que l'on finit par lire parce que l'auteur écrit bien, mais qui ne nous laissent aucun souvenir impérissable, malgré l'intérêt de la mise en parallèle des vies respectives de l'inspecteur et du meurtrier, ayant chacun selon sa conscience fait son choix face à l'absence et à la perte d'un être aimé.
Si l'on souhaite découvrir l'auteur, il ne faudra pas commencer par ce roman mais plutôt par Mygale ou Mon vieux, comme conseillés par les participants de cette session.
Note moyenne de ce roman : ***
mardi 31 décembre 2013
Le Manoir des immortelles, par Ellane
J'ai
découvert Le manoir des immortelles à l'occasion de la sixième session
de lecture commune organisée par le blog des Caro-lire.
Comme
les autres lecteurs de cette session, j'ai peu accroché aux 50
premières pages. A vrai dire, et en secret, bien que ravie que ce soit
une œuvre policière qui ait été tirée au sort, je me suis surprise à
soupirer dans ma barbe imaginaire devant ce qui me semblait être un
roman policier à la trame archi-convenue avec des personnages hautement
stéréotypés : un tueur psychopathe qui pense ses victimes potentielle en
terme de numéro et les tue à coup de faux (ok, c'est original, mais ne
suffit pas à maintenir l'intérêt sur 200 pages), un flic un peu à la
dérive dont la femme se meure, etc… En plus de ça, je n'ai strictement
rien compris à l'activité de celui qui s'est octroyé le doux nom
d'Hadès, ni à quoi correspondent les numéros avec lesquels il désigne
les gens, ni pourquoi il épie ces gens, tout ça reste très nébuleux. Et
moi, quand je ne comprends pas, ou plutôt rien, ben… je ressens plus de
la lassitude en zyeutant avec envie le livre d'à côté que de la
curiosité pour un mystère qui, sur le moment, ne m'intéresse pas.
Oui
mais voilà ! Au fur et à mesure, T. Jonquet fait prendre un chemin de
traverse au déroulement prévisible de son histoire. L'intrigue se noue,
Hadès parait plus humain, on soupçonne qu'il endosse son rôle plus qu'il
ne le subit, la vie personnelle de Salarnier s'accélère (ou se délite),
et l'on se retrouve vite fasciné par la mystérieuse Lola, et
décontenancé par le décalage entre son indifférence à tout et surtout à
Hadès et les effusions de l'amour passionné de ce dernier. L'histoire
n'est pas aussi simple qu'il n'y parait, et le chemin de traverse se
transforme vite en route secondaire qui nous permet différents niveaux
de lecture.
Mon
avis sur Le manoir des immortelles est que, en tant que roman
policier, l'intrigue est un peu légère, le déroulement de l'histoire
classique ; c'est un roman policier sympathique, sans plus. Par contre,
c'est bien écrit, le récit est maitrisé et l'histoire n'est pas exempte
de surprises. Les références à la Mort en tant qu'Art sont intéressantes
et apportent un plus à l'ouvrage. Les personnages secondaires sont bien
pensés, telle la mystérieuse Lola, personnage évanescent, entre la
femme éthérée et l'adolescente capricieuse, qu'on ne connait qu'au
travers des sentiments d'Hadès, ou le second de l'inspecteur, Rital
(non, il n'est pas Italien !), qui apporte un peu d'humour à cette
histoire pas très gaie :
- Alors, vous voyez bien… soupira Nadine.
- Oui, reprit Salarnier, le problème, c'est que le seul lien qu'on ait pu établir entre eux quatre…
- Les quatre sans cous ! lança Rital.
- Entre eux quatre, poursuivit Salarnier en secouant la tête, le seul lien, c'est vous…
(ben oui, ça me fait rire…)
Ce
que je retiendrai de cette lecture, et ce qui en fut la bonne surprise,
c'est la mise en parallèle de la vie de l'inspecteur et du meurtrier,
leurs points communs plus nombreux que l'on ne pense au départ, leur
attitude face à l'inéluctable. C'est aussi le choix divergent que chacun
d'entre eux fait pour faire face à l'absence de l'être aimé, et la
conclusion inattendue à laquelle nous invite Jonquet.
Dis-moi, ami lecteur, de celui qui espère ou de celui qui se désole, lequel est le plus fou ?
Salarnier
errait donc, de place en place, et le temps lui semblait se distordre,
comme dans une galerie de miroirs déformants. Certaines minutes pesaient
affreusement lourd, alors qu'en soufflant sur des journées entières, il
ne restait plus rien que des poussières d'instants futiles.
Ma note : *****




