lundi 8 juillet 2013

Les vacances d'Hercule Poirot par Tara




A l’hôtel du Joyeux Roger, Hercule Poirot pensait passer un été tranquille au bord des flots... Hélas, la belle, trop belle, Arlena Stuart, une ancienne actrice suivie d'un parfum de scandales, fait tourner toutes les têtes. Détestée par toutes les femmes présentes, désirée par tous les hommes, elle cristallise  le drame que notre détective moustachu voit s'avancer.
La belle est retrouvée étranglée sur une plage et les suspects sont légions parmi les pensionnaires des lieux. Le mari bafoué, le si peu démonstratif capitaine Marshall? Sa fille, pour se débarrasser d'une belle-mère qu'elle détestait? L'amie d'enfance du capitaine, espérant devenir la nouvelle Mme Marshall? Patrick Redfern, fou d'Arlena, délaissant sa femme publiquement? Mme Redfern, l'épouse bafouée?

Le moins qu'on puisse dire est que la regrettée victime ne semble pas être si pleurée que cela.

La grande dame du crime écrit ici un huis clos modifié, remplaçant la chambre fermée par une île. Est-ce que l'un des pensionnaires  est coupable? Un inconnu venu du continent hante-t-il l'île ? Et qu'en est il de la bouteille disparue ou de ce bain que personne ne reconnaît avoir pris? Mille petites pièces de puzzle que l'auteur arrange brillamment, menant le lecteur par le bout du nez .
Je vais être honnête: le dernier Agatha Christie que j'avais lu, Témoin muet, m'avait déçue, alors qu'il s'agissait aussi d'une aventure du détective belge. Rien de cela ici et je me suis laissée prendre par l'enquête, me retrouvant totalement à côté de la plaque quant à l'identité du coupable!
Dans la série des Poirot, Les vacances d'Hercule Poirot est un excellent cru que tout le monde peut apprécier: les fans d'Agatha Christie tout autant que ceux qui découvrent son détective belge pour la première fois!


Note : ****

mercredi 3 juillet 2013

Les vacances d'Hercule Poirot, par Gaenaria

Cette session spécial été de CaroLire a sorti du lot de nos sélections un classique de littérature policière.
On aurait pu croire qu'on serait déçu, car persuadée de ne rien découvrir là de bien original, et pourtant, on se surprend à prendre un réel plaisir à cette lecture. Surprenant ? Pas pour moi, j'adore Agatha Christie !


Hercule Poirot a décidé de passer quelques vacances dans un hôtel calme et qui se veut chic sur une
petite île, isolée des touristes bruyants et du tumulte de la ville. Parmi les autres estivants, une actrice somptueuse qui ne rend indifférent personne : ni les hommes qu'elle attire comme un aimant, ni les femmes jalouses et critiques. Lorsqu'on retrouve son cadavre, étranglée sur une plage déserte, Hercule est vite rappelé à ses dons d'enquêteurs et ses vacances sont quelque peu écourtées…

C'est toujours aussi plaisant de lire la romancière anglaise. Et même si je connaissais déjà le dénouement, pour avoir déjà vu l'épisode à la télé, cela reste tout de même agréable. On file de pages en pages, on essaie de deviner, et finalement on se laisse entraîner par la déduction de ce bon vieux Hercule, toujours aussi fort !
Un roman parfait pour l'été qui débute ! J'adore !

Ma note : ****

P.S. : désolée de poster si tôt la critique (2 mois avant !) mais je déménage et ne sais pas quand je retrouverais l'ami Internet !

mardi 4 juin 2013

4e session - juin / août 2013

Thème : "C'est les vacances !"

Le lauréat, catégorie Policier :


Hercule Poirot aimerait bien passer des vacance tranquilles. Une petite île, un hôtel agréable, une cuisine soignée, des pensionnaires charmants... Tout irait pour le mieux si, au milieu des estivants, ne tournait Arlena Marshall, une de ces femmes fatales qui font perdre la tête aux hommes. Mais était-ce une raison pour l'étrangler ?


Les malheureux "perdants" :

Littérature générale
Vacances indiennes, de W. Sutcliffe ; Un été sans les hommes, de Siri Hustvedt

Science-Fiction
Deux ans de vacances, de Jules Verne ; Tempête d'une nuit d'été, de Poul Anderson

Fantasy
Délius, une chanson d'été, de David Calvo ; Le vaisseau elfique, de James P. Dlaylock

Polar-Thriller
L'été des danois, de Ellis Peters ; Le Passager, de Jean-Christophe Grangé

Fantastique-horreur
Le Prince d'été, de Alaya Dawn Johnson


Main innocente :
Léa

Dépôt des critiques : avant le 1er septembre

Bonne lecture !!!

3e session : le bilan



Si l'on devait résumer les différentes critiques qui ont été faites sur ce titre, on pourrait utiliser les mots suivants : mort (synonyme d'ennui), frustrant et fun.
Si l'on étoffe un peu cette critique trop sèche, disons que ce roman pour adolescent a le défaut de ne pas avoir assez approfondi des idées qui semblaient prometteuses, d'avoir été trop mou dans son développement, au point que la fin est mortellement prévisible, et d'avoir même rendu l'histoire d'amour ennuyeuse. Cela dit, il se lit, jusqu'au bout, et convient parfaitement pour une lecture de vacances n'exigeant aucune réflexion (le genre de lecture qu'adore Nakiami). Vite lu, vite oublié, tout en ayant passé un moment qui reste agréable.

Un grand merci à Tara pour sa première participation.

La note moyenne de ce roman est : *** (la petite étoile a son importance aussi)

Cette 3e session n'aura finalement pas réussi à égaler la 1re session (mais qui peut égaler Neil Gaiman ?), mais elle a réussi à dépasser la 2e session… (même s'il n'était pas difficile de faire mieux que * !). Et même si ce roman de zombie, on l'aurait souhaité plus vivant, on peut quand même le conseiller, ou du moins son adaptation récente sur Grand Écran. 

 

mercredi 24 avril 2013

Vivants, par Gaenaria

J'étais réellement impatiente de lire enfin un livre tiré de la sélection de Caro.
On va dire qu'elle a eu autant de succès que la 2e session, qui était issu d'une de mes sélections… Un point partout la balle au centre !

Je ne reviendrai pas sur l'histoire et vais faire ma fainéante en renvoyant vers le post de Tara.

Pour ce qui est de mon avis, je ne serai pas aussi généreuse que Nakiami, et vais plutôt me ranger du côté de celui de Tara.
Le rythme colle parfaitement au thème, il est zombiesque. On avance poussivement dans une histoire
sans trop savoir où elle mène. On s'attache quand même un peu au personnage principal, R le zombie, mais l'histoire d'amour qui s'installe progressivement entre lui et une vivante nommée Julie ne suscite pas de palpitation. On est dans l'absence d'émotion, comme un zombie. On salue parfois ça et là quelques bonnes idées, qu'on regrette un peu de ne pas pouvoir mieux apprécier (peut-être parce qu'elles ne sont pas assez bien mises en valeur ?), mais on lit par curiosité plus qu'autre chose. L'histoire s'emballe quand même un peu dans les dernières pages, et on est curieux à nouveau de savoir si on va atterrir là où on pense et… oui.
Pour un livre qui s'appelle "Vivants", c'est un peu dommage ! Mais je suis une vilaine et peut-être trop injuste. Que voulez-vous, il y a des livres où on n'accroche pas du tout, et c'est le cas de celui-ci pour moi.
Je résumerai donc ce livre par un "mouais" sans plus. À vous de juger si vous vous sentez de le tenter.

Note : **

vendredi 19 avril 2013

Vivants, par Nakiami

C'est avec beaucoup d'impatience que je me suis lancée dans la lecture de cette 3e session, pour une fois qu'un de mes titres est choisi ! ^_^

Bon, je ne reviens pas sur le synopsis, Tara l'a très bien fait avant moi. Passons donc à mes impressions, et il faut croire que pour l'instant je suis la seule à avoir apprécié cette lecture.

C'est une histoire à la Roméo et Juliette qu'on découvre ici, dans Vivants. Deux camps s'opposent, deux êtres tombent amoureux malgré tout ce qui les sépare et vont lutter pour changer un monde qui est en train de mourir... J'ai bien aimé les descriptions du quotidien des zombies, leur organisation (les mariages, les enfants, comment les plus vigoureux chassent pour nourrir les plus "morts"...). Dans un sens, ce semblant de vie y ressemble plus que le quotidien des vrais vivants, enfermés dans leur stade comme dans une prison, privés de tout et soumis à des règles bien trop strictes, qui les mènent au désespoir plus qu'à la vie.
La lecture est facile, rapide, j'ai bien aimé l'atmosphère qui se dégage de ce roman, à la fois sombre et pleine d'espoir. Il n'y a rien d'exceptionnel dans cet ouvrage d'Isaac Marion (au vu des critiques, je m'attendais quand même à mieux), mais c'est une lecture plaisante et originale, avec des personnages pour la plupart attachants (moi j'aime bien M...). Allez, je mets 4 étoiles pour ce livre !

Pour finir, quelques petites remarques par rapport à l'adaptation cinématographique Human bodies. Pour une fois, j'ai vu le film avant de lire le livre, et j'ai bien aimé car je l'ai trouvé drôle, ce qui ne se retrouve pas du tout dans le livre, qui est bien plus profond et sérieux. Avec du recul je me dis que ce film aurait été bien nul sans cet humour, car l'histoire est très peu développée et très pauvre par rapport au livre, et c'est dommage. Au final, ça reste un film pour ados, et je suis bon public, n'est-ce pas ?

Ma note : ****

dimanche 14 avril 2013

Vivants, par Tara

 Vivants de Isaac Marion (Bragelonne, 2012)



Pour la première fois, je tente la session de CaroLire et c'est avec un roman dont apparemment tout le monde a entendu parler (62 critiques sur Babelio), mais que je ne connaissais ni d’Ève ni d'Adam, comme quoi rien ne vaut les défis pour découvrir de nouvelles choses.
 Dans un monde post-apocalyptique où les vivants vivent dans des stades reconvertis en bunkers, où le ciel a perdu ses avions et où les zombies traquent leur prochain dîner, R ne se souvient plus de celui qu'il était avant. Avant de manger des cerveaux; avant d'élever des petits zombies pour leur apprendre à chasser les humains, avant de vivre dans un aéroport avec d'autres tels que lui, à peine décomposés, et les Osseux, ceux dont toute la chair a déjà disparu.
Seulement R change, peu à peu, et le jour où il sauve une jeune humaine, la ramène, la cache, la protège, c'est le début d'une nouvelle ère et de profonds bouleversements, pour les deux camps, Roméo et Juliette, les morceaux en décomposition en plus.

Vivants ne se préoccupe pas tellement du pourquoi ou du comment de la société que nous découvrons: tout est écrit du point de vue d'un être qui ne se souvient plus de l'avant. Disons tout de suite que ça pose le ton du roman: jamais l'auteur ne s'interroge sur le pourquoi, ni de l'épidémie, ni de la différence de R, ni des questions que celui se pose, ni de sa capacité à passer au dessus de sa faim pour épargner la jeune femme. Si cela permet d'entrer directement dans l'histoire, que personne ne s'attende à de longues scènes d'exposition ou à des flashbacks explicatifs plein de virus échappés d'un laboratoire; ça finit par affadir l'ensemble.

Pour être honnête,cela rend même le livre assez frustrant: passé la bluette fantastique modèle zombie, on aimerait un scénario un peu plus consistant que le classique 'Regardez comment l'amour conquiert tout, même l'envie de manger son prochain'.
Le livre se lit très vite, écriture fluide, scénario simple, mais si on le dévore facilement, ça gêne un peu ensuite: passé le milieu, le lecteur s'est habitué aux petits déjeuners d'organe et réclame un scénario plus fouillé.

Cela reste une lecture agréable, quelque chose comme un roman de vacances, sympathique mais pas marquant et pas du tout capable de bouleverser tout un genre littéraire, en tout cas par pour moi.


Ma note : **