vendredi 19 avril 2013

Vivants, par Nakiami

C'est avec beaucoup d'impatience que je me suis lancée dans la lecture de cette 3e session, pour une fois qu'un de mes titres est choisi ! ^_^

Bon, je ne reviens pas sur le synopsis, Tara l'a très bien fait avant moi. Passons donc à mes impressions, et il faut croire que pour l'instant je suis la seule à avoir apprécié cette lecture.

C'est une histoire à la Roméo et Juliette qu'on découvre ici, dans Vivants. Deux camps s'opposent, deux êtres tombent amoureux malgré tout ce qui les sépare et vont lutter pour changer un monde qui est en train de mourir... J'ai bien aimé les descriptions du quotidien des zombies, leur organisation (les mariages, les enfants, comment les plus vigoureux chassent pour nourrir les plus "morts"...). Dans un sens, ce semblant de vie y ressemble plus que le quotidien des vrais vivants, enfermés dans leur stade comme dans une prison, privés de tout et soumis à des règles bien trop strictes, qui les mènent au désespoir plus qu'à la vie.
La lecture est facile, rapide, j'ai bien aimé l'atmosphère qui se dégage de ce roman, à la fois sombre et pleine d'espoir. Il n'y a rien d'exceptionnel dans cet ouvrage d'Isaac Marion (au vu des critiques, je m'attendais quand même à mieux), mais c'est une lecture plaisante et originale, avec des personnages pour la plupart attachants (moi j'aime bien M...). Allez, je mets 4 étoiles pour ce livre !

Pour finir, quelques petites remarques par rapport à l'adaptation cinématographique Human bodies. Pour une fois, j'ai vu le film avant de lire le livre, et j'ai bien aimé car je l'ai trouvé drôle, ce qui ne se retrouve pas du tout dans le livre, qui est bien plus profond et sérieux. Avec du recul je me dis que ce film aurait été bien nul sans cet humour, car l'histoire est très peu développée et très pauvre par rapport au livre, et c'est dommage. Au final, ça reste un film pour ados, et je suis bon public, n'est-ce pas ?

Ma note : ****

dimanche 14 avril 2013

Vivants, par Tara

 Vivants de Isaac Marion (Bragelonne, 2012)



Pour la première fois, je tente la session de CaroLire et c'est avec un roman dont apparemment tout le monde a entendu parler (62 critiques sur Babelio), mais que je ne connaissais ni d’Ève ni d'Adam, comme quoi rien ne vaut les défis pour découvrir de nouvelles choses.
 Dans un monde post-apocalyptique où les vivants vivent dans des stades reconvertis en bunkers, où le ciel a perdu ses avions et où les zombies traquent leur prochain dîner, R ne se souvient plus de celui qu'il était avant. Avant de manger des cerveaux; avant d'élever des petits zombies pour leur apprendre à chasser les humains, avant de vivre dans un aéroport avec d'autres tels que lui, à peine décomposés, et les Osseux, ceux dont toute la chair a déjà disparu.
Seulement R change, peu à peu, et le jour où il sauve une jeune humaine, la ramène, la cache, la protège, c'est le début d'une nouvelle ère et de profonds bouleversements, pour les deux camps, Roméo et Juliette, les morceaux en décomposition en plus.

Vivants ne se préoccupe pas tellement du pourquoi ou du comment de la société que nous découvrons: tout est écrit du point de vue d'un être qui ne se souvient plus de l'avant. Disons tout de suite que ça pose le ton du roman: jamais l'auteur ne s'interroge sur le pourquoi, ni de l'épidémie, ni de la différence de R, ni des questions que celui se pose, ni de sa capacité à passer au dessus de sa faim pour épargner la jeune femme. Si cela permet d'entrer directement dans l'histoire, que personne ne s'attende à de longues scènes d'exposition ou à des flashbacks explicatifs plein de virus échappés d'un laboratoire; ça finit par affadir l'ensemble.

Pour être honnête,cela rend même le livre assez frustrant: passé la bluette fantastique modèle zombie, on aimerait un scénario un peu plus consistant que le classique 'Regardez comment l'amour conquiert tout, même l'envie de manger son prochain'.
Le livre se lit très vite, écriture fluide, scénario simple, mais si on le dévore facilement, ça gêne un peu ensuite: passé le milieu, le lecteur s'est habitué aux petits déjeuners d'organe et réclame un scénario plus fouillé.

Cela reste une lecture agréable, quelque chose comme un roman de vacances, sympathique mais pas marquant et pas du tout capable de bouleverser tout un genre littéraire, en tout cas par pour moi.


Ma note : **

mardi 5 mars 2013

Troisième session - mars/mai 2013

Thème : "En mai, fais ce qu'il te plait !"

Le lauréat, catégorie Fantastique-horreur :

Vivants d'Isaac Marion
R est un zombie. Il n’a pas de nom, aucun souvenir, pas de pouls, mais il rêve. Il est un peu différent des autres morts. Dans les ruines d’une ville abandonnée, il rencontre Julie, une jeune fille à l’opposé de tout ce qu’il connaît : chaleureuse, intelligente et pleine de vie. Pour des raisons qu’il ne comprend pas, R décide de sauver Julie au lieu de la dévorer. Il n’est plus satisfait de vivre dans une tombe. Il veut respirer et vivre. Julie est prête à l’aider. Mais pour réussir, ils vont devoir combattre la dure réalité d’un monde en décomposition… 


Les malheureux "perdants" :

Littérature générale
Le cavalier suédois, de Leo Perutz ; Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, de Mathias Enard

Science-Fiction
Tau Zéro, de Paul Anderson ; Gens de la Lune, de John Varley

Fantasy
Un visage pour l'éternité, de C.S. Lewis ; Des nouvelles du Tibbar, de Timothée Rey

Polar-Thriller
La Vérité sur l'Affaire Harry Québert, de Joël Dicker ; Un lieu incertain, de Fred Vargas

Fantastique-horreur
Âmes perdues, de Poppy Z. Brite


Main innocente :
Agathe

Dépôt des critiques : avant le 31 mai

Bonne lecture !!!

vendredi 1 mars 2013

2e session : le bilan


La 2e session de CaroLire est terminée : vous n'avez pas été nombreux à y participer, mais au vu des différents avis récoltés, on ne va pas vous jeter la pierre !

Nous remercierons donc très chaudement Ellane pour sa participation aux côtés des Caroline, Nakiami et Gaenaria, et son soutien dans cette bataille, qui n'aura pas été une sinécure.

Même si le vote est à l'opposé de la première session, en revanche nous sommes à nouveau tous d'accord, cette fois pour déplorer cette lecture : entre bâillement et rire, ce roman fantastique qui se voulait peut-être thriller n'aura pas atteint son objectif. Certes, l'idée générale avait un bon potentiel, mais la mise en œuvre est tout de même un peu ratée (voire carrément pour mes deux comparses dans cette galère).

Si l'on doit faire la note moyenne, on ne pourra malheureusement pas dépasser l'unique étoile : *

Cela dit, il est impensable de toujours lire des chefs d'œuvres, et malgré tous ses défauts, nous avons au moins toutes réussies à le terminer, et, à sa manière, il nous a diverties.

Après avoir connu les deux extrêmes dans la lecture de ces deux premières sessions, nous n'avons plus qu'à nous précipiter sur la 3e pour savourer une nouvelle découverte !

 

jeudi 28 février 2013

Les vampires du Finistère, par Ellane

medium    Les vampires du Finistère [The vampires of Finistere], de Peter Saxon, éditions Terres de brume, 190 pages, roman Horreur, SF et Fantastique / littérature anglophone

Nicholas Brook est bien embêté : parti avec sa future fiancée en vacances dans le Finistère, ils se sont trouvés, à la nuit tombée, les témoins involontaires d'un bien étrange carnaval : des hommes et des femmes déguisés buvaient, chantaient, se livraient à des orgies, jusqu'à ce qu'arrive leur chef, déguisé en Loup Vert. C'est à peu près à se moment-là que s'est évanoui Nicholas, et la dernière image qu'il a vue avant de sombrer dans l'inconscience était celle de sa fiancée au bras du Loup Vert.
Quand il revient à lui, il a été déplacé et sa compagne a disparu. Incapable de retrouver le lieu des festivités, il rentre à Londres chercher de l'aide, mais tous les détectives qu'il contacte lui font la même réponse : cette histoire n'est pas de leur ressort, il doit s'adresser aux Gardiens, les Champions du Bien qui luttent contre le Mal, et dont l'étrange maison se trouve au fond d'une impasse qui semble hors du temps.
C'est ainsi qu'il rencontre Steven Kane, Anne Ashby, John Dyball, Lionel Marks et aperçoit le fondateur des Gardiens, Gidéon Cross.
C'est finalement Steven Kane qui mènera l'enquête qui s'annonce difficile et dont la première étape consistera à partir sur les côtes françaises, dans le Finistère, en vue de retrouver le petit village dans lequel s'est tenu le carnaval satanique.


Je trouve que, racontées comme ça, les prémisses de l'histoire semblent intéressantes. Ce synoptique résume les deux premiers chapitres du livre, qui sont, au final, les plus réussis de l’ouvrage. Probablement, Peter Saxon devait avoir en tête d’autres aventures qu’il raconterait dans d’autres tomes et dont les figures principales seraient les autres gardiens. Car  qu'on ne s'y trompe pas : c'est le fabuleux, merveilleux Steven Kane qui est le héros des Vampires du Finistère, les autres personnages n’ayant qu’un rôle symbolique, mais pas forcément dénué de piment (je pense surtout à la troublante Anne Ashby).

Alors, la première chose que l'on remarque en lisant ce livre, c'est qu'il est mal écrit. La construction des phrases est étrange, et ne répond pas aux règles simples qui permettent de donner du sens à ses écrits. Par exemple, on trouve : "Son visage, quoique rond, était d'une blancheur laiteuse". Je me demande encore en quoi la rondeur d'un visage est en opposition avec sa couleur !
On remarque aussi très tôt tout un tas de fautes typographiques qui entravent la lecture : des majuscules au milieu de phrases, des espaces à l'intérieur d'un mot (par exemple : f ace à f ace"), des tirets indiquant la continuité d'un dialogue alors que celui-ci a pris fin.
Et comme si ces écueils ne suffisaient pas, la trame de l'histoire est sans surprise, hyper convenue, avec un Super Steven qui n'est pas loin d'une contrefaçon d’un Superman ou d'un James Bond de déstockage, à la fois anthropologue, karateka, copain de Lenoir (un homme qui semble faire peur à tout le monde mais dont le nom, contrairement à ce qu'en dit le quatrième de couverture, ne se rapporte qu'à son poil et non à son âme), joueur émérite d'échecs, séducteur désiré par les monstres femelles pour son corps, adepte du "pouce qui assomme", étrangleur de vouivre, nageur émérite qui bat à la nage les requins-sirènes qui hantent les fonds marins bretons (!), et j'en passe et des meilleures !

J’ai ceci dit trouvé mon compte à la lecture de ce livre. « La descente aux Enfers doublés d’un duel à mort » promis par le quatrième de couverture vaut quand même son pesant de poiscaille. Je veux bien sur parler de l’affrontement qui a lieu d’abord entre Super Steven et le « Maitre » puis entre Super Steven et le démon femelle qui en veut à son corps. Ce face-à-face commence au moment le vieux vampire tient entre ses mains une « seringue hypodermique » ( !) pour endormir son ennemi pendant qu’il le tuera, traitement de faveur lié au fait qu’ils ont été amis ( !). Heureusement que Super Steven concentre son énergie dans le haut de son corps ( !) pour, le moment venu, « libérer cette énergie dans un suprême effort de volonté » ( !) (oui, ce passage a été une grande source de surprise pour ma part, d'où l'accumulation de "!"). Je ne raconterai pas la suite de la rencontre, bien qu’elle soit à la fois du même acabit et fort savoureuse, mais je tiens quand même à dire qu’elle m’a valu un vrai bon fou-rire qui perdure encore aujourd’hui quand j’y repense (je sais, c’est pas bien de se moquer, mais quand même…). En second lieu, et après coup, je me dis que finalement, Peter Saxon a compris quelque chose d’universel à la nature de la Femme : pour s’en débarrasser, qu’elle soit humaine, poisson ou vouivre, rien n’est aussi efficace que de lui balancer dans la figure le nom de sa rivale !
Cette leçon vaut bien 190 pages sans doute.

L’idée était je crois d’écrire une critique et pas un roman. Je tiens avant de clore là mon premier billet, pour utiliser le terme consacré, à dire que je suis très heureuse d’avoir participé à cette session de Caro-Lire et remercie les Caroline à l'origine du projet. Au moins, j’ai bien ri !
J’accorde une étoile à l’ouvrage, même si je ne connais pas Twilight et que donc, je n’ai rien contre.

mercredi 13 février 2013

Les Vampires du Finistère, par Nakiami

Bon, à mon tour de vous dire ce que j'ai pensé de ce roman de Peter Saxon. Je ne vous refais pas le synopsis, Gaenaria l'a très bien fait. Mais je peux d'ores et déjà vous dire que c'était une lecture décevante...

C'est accompagné d'une ambiance sombre et pesante que nous suivons cette histoire, au cœur des superstitions bretonnes. L'intrigue a du potentiel, en tous cas c'est ce que je me disais avant d'entamer cette lecture. Cependant j'ai eu du mal à m'attacher aussi bien à l'histoire qu'à ses acteurs. C'est comme si l'auteur avait frôlé la surface de ces traditions populaires, sans en faire ressortir ce qui en fait d'habitude tout leur charme. On commence avec des loups-garous, puis tout à coup on se retrouve avec une sirène-vampire et un alchimiste en quête d'immortalité. Trop de mythes qui se bousculent sans vraiment trouver chacun leur place. Les Gardiens et les membres qui composent ce cercle sont à peine évoqués, on ne sait pas d'où ils viennent, qui ils sont, ni quelles sont leurs motivations, et c'est très dérangeant. Leur brève description au début du livre nous met l'eau à la bouche, puis ils sont totalement mis de côté, ainsi que le mystère qui les entoure. Steve Kane est le seul Gardien que l'on côtoie, et je trouve que ce personnage aurait pu avoir du potentiel, s'il n'avait pas été "trop". "Trop" intelligent dans "trop" de domaines, "trop" malin, "trop" physique... Il n'a aucune faille et n'est au final pas très crédible...

Le style en lui-même est plat et, après quelques pages, on s'ennuie rapidement. Il manque beaucoup d'éléments selon moi pour en faire un livre accrocheur qu'on n'oublie pas. En gros, un livre que j'ai eu beaucoup de mal à terminer et que je ne recommande pas.

Ma note : *

mardi 12 février 2013

Les Vampires du Finistère, par Gaenaria

Dans le cadre de la 2e session CaroLire, ce roman de Peter Saxon a été sélectionné.
Et comme c'est aujourd'hui Mardi Gras, et qu'on colle parfaitement au thème de cette 2e session, voici ma critique.

Il m’avait toujours intrigué, peut-être par l’association peu avenante, et pour moi intriguante, de “vampires” et de “Finistère”, d’un lieu bien trop réel et trivial à mon goût pour être associé à l’irréel et au fantastique, un peu comme un titre racolleur ne promettant que médiocrité et pâle ersatz. La curiosité l’emportant (très souvent dans mes lectures), et pour jouer le jeu de notre blog, je me suis lancée dans ce roman avec une certaine méfiance, mais l’esprit ouvert, toute prête à être agréablement surprise.

Nicolas Brooke vient de vivre une nuit dramatique, au coeur de la Bretagne la plus sombre : son amie Margot a disparu au cours d’un carnaval orgiaque, auquel ils assistaient presque malgré eux dans un village perdu, et qui mettait en scène un loup vert qui semblait être le maître de cette fête. Les autorités, quelles qu’elles soient, se refusent à lui venir en aide et à prêter un quelconque crédit à son récit. Certains lui ont conseillé de s’adresser aux Gardiens, sorte de professionnels des cas désespérés, incroyables et fantasques. Ceux-ci acceptent d’aider le jeune anglais, et Steven Kane, l’un des membres de cette organisation, se rend bientôt sur place, en Bretagne, pour mener l’enquête.

Je n’ai pas été agréablement surprise ! Certes, ce roman n’est pas aussi peu inintéressant que je m’attendais, mais il ne laisse pas non plus un souvenir imperissable. Il demeure un divertissement sympathique, à lire en vacances en Bretagne, pourquoi pas, mais n’est en aucun cas un incontournable de la littérature de vampires. Aucune surprise ne vient perturber la ligne droite de cette enquête dont nous devinons très rapidement le “coupable”, les tenants et aboutissements, et la résolution finale. L’intrigue suit son cours, sans dévier, de manière somme toute agréable, mais trop prévisible pour une bonne lectrice comme moi. L’atmosphère était plaisante, j’aime les mystères de bord de mer, les tempêtes, les petits bourgs à la faible lueur vacillante s’échappant de l’unique auberge du village, recelant de légendes plus ou moins oubliées, mais qui fait office d’histoires vraies pour les gens du bourg, et qui servent également à éloigner les étrangers, toujours trop curieux et porteurs de nouveautés indésirables. Au-delà de ça, l’histoire pourrait être comparée à un épisode médiocre d’une série B fantastique américaine, que l’on mate un dimanche après-midi parce qu’on n’a pas grand chose à faire. Ma critique peut sembler dure, mais c’est ma déception qui parle. C’est pas mal, sans plus.

Ma note : **